jeudi, novembre 14, 2019

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Musée d'Orsay
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Date

09 Jan 2018 - 11 Fév 2018

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Exceptionnel. Œuvres inédites de Camille Claudel au Musée d’Orsay.

Présentation exceptionnelle d’oeuvres de Camille Claudel préemptées le 27 novembre 2017 par l’État lors de la vente Artcurial « Camille Claudel, un trésor en héritage »

Cette présentation exceptionnelle rassemble des oeuvres jusqu’alors conservées dans la famille de Camille Claudel, acquises à l’occasion de la vente aux enchères du 27 novembre 2017. L’Etat français a exercé son droit de préemption afin d’acquérir ces lots pour des collections publiques, nationales et territoriales.

Le musée d’Orsay, le musée Rodin, le musée Camille Claudel de Nogent-sur-Seine, La Piscine-Musée d’art et d’industrie André Diligent de Roubaix, le musée Sainte-Croix de Poitiers et la Maison Camille et Paul Claudel de Villeneuve-sur-Fère ont coordonné leurs efforts afin que ces oeuvres viennent enrichir les collections publiques, grâce au soutien de l’Etat, des collectivités territoriales et de donateurs. 

Les sculptures rejoindront leurs collections respectives à l’issue de l’exposition. Pour des raisons de conservation, le portrait au pastel de Louise Claudel acquis par le musée de Nogent-sur-Seine n’est pas présenté.

Toutes issues de l’atelier de Camille Claudel, les sculptures acquises retracent une grande partie de sa carrière, depuis ses débuts à Paris en 1881 comme élève d’Alfred Boucher. S’ensuit la rencontre avec Auguste Rodin, leur liaison amoureuse et l’entrée de Claudel dans l’atelier du maître en 1884, début d’une période d’enrichissement mutuel. Les deux artistes s’éloignent à partir de 1893, avant leur séparation définitive en 1898.

Claudel s’installe en 1899 dans son dernier atelier, quai Bourbon. Sa santé mentale se dégrade autour de 1909. Internée peu après le décès de son père en 1913, elle meurt à Montfavet (Vaucluse) en 1943.

Camille Claudel Etude II pour « Sakountala »© Artcurial / DR

Sakountala, étude
Vers 1886
Terre cuite
Paris, musée d’Orsay

Dans cette esquisse acquise par le musée d’Orsay, Claudel met en place la composition définitive de son groupe Sakountala : le prince à genoux implore son épouse de lui pardonner. Elle finalise ensuite le groupe dont le plâtre se trouve au musée de Châteauroux. Suivent un marbre intitulé Vertumne et Pomone (musée Rodin), et un bronze baptisé L’Abandon (exemplaire au musée de Cambrai).

Camille Claudel Tête de vieille femme, étude pour « L’Age mûr »© Artcurial / DR

Tête de vieille femme, étude pour « l’Age mûr »
Vers 1890
Plâtre
Paris, musée d’Orsay

Pour la vieille femme de son groupe L’Age mûr, Claudel modèle les traits d’une vieille Italienne, Marie Caira. L’oeuvre vient compléter les collections du musée d’Orsay, qui possède le premier exemplaire en bronze de L’Age mûr, ainsi que des oeuvres de Jules Desbois (La Misère) et Auguste Rodin (L’Hiver) pour lesquelles le même modèle a posé.

Camille Claudel Sakountala, étude© Artcurial / DR

Sakountala, étude
Vers 1886
Terre cuite
Paris, musée Rodin

Deux rares esquisses en terre modelées avec spontanéité et nervosité permettent de comprendre la genèse de l’étreinte passionnée de Sakountala et son époux, à l’époque de la passion avec Rodin. Cette étude vient rejoindre une esquisse préalable déjà conservée par le musée Rodin. La composition n’est pas définitivement fixée, Sakountala étant encore assise aux pieds de son amour retrouvé.

Camille ClaudelL’Homme penché© Artcurial / DR

L’Homme penché
Vers 1886
Plâtre
Roubaix, La Piscine-musée d’art et d’industrie André Diligent

Conçu par Claudel dans l’atelier de Rodin, L’Homme penché utilise les traits de Giganti, un modèle italien commun aux deux artistes. La référence à l’idéal michelangelesque du maître est une évidence, mais l’oeuvre s’inscrit parfaitement dans les recherches expressionnistes des débuts de Claudel.
A Roubaix, ce plâtre vibrant dialoguera avec le Torse de femme accroupie.

Camille Claudel La Vieille Hélène© Artcurial / DR

La Vieille Hélène ou Buste de Vieille Femme
Vers 1882-1885 (modèle), entre 1906 et 1926 (fonte)
Bronze, fonte au sable de Fumière et Cie
Poitiers, musée Sainte-Croix

Créée avant la rencontre avec Rodin, cette tête de la bonne de famille atteste de l’intérêt précoce de Claudel pour les marques par le temps. Image type d’une vieillesse digne, un peu narquoise, ce bronze d’un « naturalisme théâtral » permettra d’évoquer à Poitiers ses débuts d’artiste.

Camille ClaudelFemme à sa toilette© Artcurial / DR

Femme à sa toilette ou Femme lisant une lettre
Vers 1895-1897
Plâtre
Poitiers, musée Sainte-Croix

Claudel développe un univers personnel composé de scènes d’intérieur inscrites dans un décor. Cette femme absorbée dans une rêverie est anoblie par une grande draperie, telle un décor de théâtre.
Dans Profonde Pensée déjà conservée à Poitiers, Claudel prolonge cette veine décorative et intimiste des « croquis d’après nature ».

Camille Claudel Buste de Paul Claudel à trente-sept ans, étude© Artcurial / DR

Buste de Paul Claudel à trente-sept ans, étude
1905
Plâtre
Poitiers, musée Sainte-Croix

Camille modèle une dernière fois les traits de son frère cadet, l’écrivain et diplomate Paul Claudel, revenu de Chine. Dans la série des portraits de proches initiée dès ses débuts, cette étude fera écho à Poitiers au type florentin à mi-buste de la Jeune Femme aux yeux clos et au noviciat de Paul à l’abbaye poitevine de Ligugé.

Camille ClaudelDiane© Artcurial / DR

Diane
Vers 1881
Plâtre
Villeneuve-sur-Fère, Maison Camille et Paul Claudel

C’est probablement après son arrivée à Paris, en 1881, que Claudel réalise le buste de Diane, rare témoin de ses débuts, encore marqué par l’influence de l’antique et de son maître Alfred Boucher.
L’oeuvre a été acquise par la Maison Camille et Paul Claudel à Villeneuve-sur-Fère (Aisne), demeure familiale dans laquelle l’artiste revient fréquemment jusqu’en 1905.

Camille Claudel Mon frère ou Jeune Romain© Artcurial / DR

Mon frère ou Jeune Romain
Vers 1882-1883
Plâtre patiné
Département de l’Aube, en dépôt au musée Camille Claudel, Nogent-sur-Marne

Après le départ d’Alfred Boucher pour l’Italie, Auguste Rodin le remplace en 1882-1883 pour venir corriger les travaux des jeunes filles qui louent un atelier rue Notre-Dame-des-Champs, parmi lesquelles Camille Claudel.
La jeune artiste représente à cette période son frère en jeune romain, dans un buste en plâtre patiné marqué par la Renaissance italienne.

Camille Claudel Tête de vieil aveugle chantant© Artcurial / DR

Tête de vieil aveugle chantant
Vers 1894
Plâtre
Nogent-sur-Seine, musée Camille Claudel

Etude pour une oeuvre disparue intitulée Le Violoneux, la Tête de vieil aveugle chantant appartient à un ensemble de petites scènes naturalistes de genre réalisées vers 1893-1894.
Elle s’inscrit dans les recherches de l’artiste sur la représentation du visage et du corps vieillissants, dans une exagération tragique et bouleversante.

9 janvier – 11 février 2018
Galerie Françoise Cachin, niveau 2
Source : Musée d’orsay 
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